L'aurore boréale et la Voie lactée au-dessus du phare de Waipapa Point, en Nouvelle-Zélande, photographiées avec le Tamron 12-20 mm F2,8.

Test du Tamron 12-20 mm F2,8 pour l'astrophotographie par Teruyasu Kitayama

La photographie du cosmos nécessite souvent un équipement capable de saisir à la fois l'immensité du ciel nocturne et les paysages qui s'étendent en contrebas. En tant qu'astrophotographe spécialisé dans les paysages étoilés, les aurores boréales, les phénomènes astronomiques et les lancements de fusées, je suis constamment à la recherche d'outils qui élargissent mes possibilités créatives.

Bonjour à tous. Je m'appelle Teruyasu Kitayama et je suis astrophotographe. Mon travail porte principalement sur le cosmos, allant des paysages étoilés aux astrophotographie aux moments à couper le souffle des lancements de fusées.

Récemment, j'ai eu l'occasion de tester sur le terrain le nouveau Tamron 12-20 mm F2.8 (modèle A084) pour monture Sony E. Mon périple m'a conduit des cieux hivernaux cristallins du Japon aux superbes paysages nocturnes estivaux de la Nouvelle-Zélande.

Par Teruyasu Kitayama

Dans cet article, je vais vous faire part de mes expériences et des résultats que j'ai obtenus avec cet objectif, en abordant le potentiel créatif unique que seul ce zoom ultra-grand-angle 12-20 mm F2,8 peut offrir en astrophotographie.

Ce que vous apprendrez dans cette analyse

  • Comment le format 12 mm enrichit les compositions en astrophotographie
  • Performances réelles en matière de photographie d'aurores boréales
  • Photographier des pluies d'étoiles filantes avec un zoom ultra grand angle
  • Performances optiques pour les étoiles et les paysages nocturnes
  • Avantages des fonctions « Astro FC-L » et « Bouton de réglage de la mise au point »
  • Performances de l'objectif lors d'expéditions internationales d'astrophotographie

Les lieux où j'ai pris mes photos pour ce test du Tamron 12-20 mm f/2,8 dédié à l'astrophotographie

Ciel nocturne étoilé au-dessus de la côte rocheuse de Jogasaki, au Japon, photographié avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Le littoral rocheux de la côte de Jogasaki offre un premier plan spectaculaire sous le vaste ciel nocturne, mettant en valeur la perspective ultra-grand-angle du Tamron 12-20 mm F2.8. | Distance focale : 12 mm | Exposition : f/2,8, 15 s, ISO 5 000

Les lieux présentés tout au long de cette critique sont les suivants :

  • Côte de Jogasaki, Japon
  • Le lac Yamanaka et le mont Fuji
  • Les hauteurs d'Asagiri
  • Île du Sud, Nouvelle-Zélande
  • Phare de Waipapa Point
  • Emplacements de la Voie lactée dans l'hémisphère sud
  • Lieux propices à la photographie des aurores boréales à travers la Nouvelle-Zélande

12-20 mm F2,8 — Les possibilités offertes par la photographie de paysage et l'astrophotographie avec un ultra-grand angle de 12 mm

Le principal attrait du 12-20 mm F2,8 (modèle A084) réside dans sa capacité à capturer l’immensité du ciel étoilé et du paysage terrestre dans un seul et même cadre harmonieux. Dans la photographie de paysages étoilés, on ne se contente pas de photographier les étoiles : on raconte une histoire en les associant à l’environnement, qu’il s’agisse du relief, de l’architecture, des montagnes ou de la mer. C’est ce qui fait d’un objectif doté d’un angle de vue aussi large un atout redoutable dans votre équipement. Alors que notre vision périphérique combinée s’étend sur près de 180°, notre “ champ de vision effectif ” — la zone sur laquelle nous nous concentrons réellement — n’est, au mieux, que d’environ 50°. En revanche, le monde capturé avec une distance focale de 12 mm s’étend sur environ 120°. Le fait de pouvoir restituer une étendue aussi vaste de manière si vivante en un seul clic de l’obturateur vous permet de ressentir véritablement le dynamisme du monde qui vous entoure.

Un autre atout majeur réside dans le fait qu’il s’agit d’un objectif zoom. Il vous offre la flexibilité d’ajuster votre angle de vue à la volée, en passant d’un champ de vision épique et dynamique de 12 mm à un cadrage plus serré et mieux composé de 20 mm, en fonction de la scène. De plus, la grande ouverture F2,8 est très pratique pour l'astrophotographie ; même dans des conditions de faible luminosité, elle vous permet de conserver une vitesse d'obturation suffisamment rapide pour obtenir une image nette.

12 mm ou 20 mm : choisir la bonne perspective pour l'astrophotographie

Le mont Fuji sous un ciel d'hiver étoilé, au bord du lac Yamanaka, photographié à 12 mm avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Une distance focale de 12 mm permet de réunir le premier plan, le lac Yamanaka, le mont Fuji et les constellations hivernales au sein d’une composition d’astrophotographie grandiose. | Distance focale : 12 mm. Exposition : f/2,8, 15 s, ISO 2 500.

Capturer l'immensité du ciel nocturne à 12 mm

J'ai pris cette photo au lac Yamanaka, où l'on voit les constellations hivernales se coucher derrière le mont Fuji. En tirant parti de l'ultra-grand-angle de 12 mm, j'ai pu cadrer l'ensemble du paysage, de l'herbe au premier plan et du lac jusqu'au mont Fuji et au ciel étoilé, dans un seul cadre, créant ainsi une forte impression de perspective. Le véritable attrait d’un objectif ultra grand-angle réside dans sa capacité à capturer à la fois l’étendue du ciel et celle du paysage dans un seul cliché. Cela permet de ressentir la même impression d’immensité que l’on éprouve en levant les yeux vers le ciel. Je pense que la capacité à créer une composition qui englobe tout, du premier plan immédiat à l’horizon lointain, est une caractéristique unique et puissante de la distance focale de 12 mm.

Utiliser un objectif de 20 mm pour mettre en valeur les constellations

Le mont Fuji et les constellations hivernales au-dessus du lac Yamanaka, photographiés à 20 mm avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Avec une focale de 20 mm, le champ de vision plus restreint met davantage en valeur le mont Fuji et les constellations hivernales, tout en conservant une composition de paysage nocturne en grand angle. | Focale : 20 mm. Exposition : f/2,8, 15 s, ISO 2 500.

Cette photo a été prise au même endroit, mais avec une distance focale de 20 mm. Par rapport à 12 mm, l’angle de vue plus restreint confère au mont Fuji et aux constellations hivernales une présence bien plus marquée. Cette composition fait de l’éclat du ciel étoilé le sujet principal de la photo. Même s’il s’agit toujours d’une prise de vue grand angle, la distance focale de 20 mm permet au ciel d’occuper une plus grande partie du cadre, ce qui rend la densité des étoiles et les formes des constellations bien plus impressionnantes. La beauté de ce zoom réside dans le fait qu’il vous permet de choisir l’angle parfait pour votre intention créative — allant du paysage dynamique à 12 mm à une composition comme celle-ci à 20 mm, où les étoiles occupent le devant de la scène.

Créer de la profondeur dans les compositions d'astropaysages

Formation rocheuse en forme de piliers située au pied du « Triangle d'hiver », sur la côte de Jogasaki, photographiée à 12 mm avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Une prise de vue ultra-grand angle à 12 mm réunit les formations rocheuses spectaculaires de la côte de Jogasaki, le « Triangle d'hiver » et un vaste ciel étoilé dans une seule composition astro-paysagère. | Distance focale : 12 mm. Exposition : f/4,0, 30 s, ISO 6 400 (filtre adoucissant utilisé)

J'ai installé mon trépied tout au bord d'une falaise sur la côte de Jogasaki et j'ai fortement incliné l'appareil photo vers le bas pour réaliser cette prise de vue. Devant moi se dressait une impressionnante formation rocheuse en forme de pilier qui s'élevait à environ 20 mètres au-dessus de la mer. En temps normal, une composition comme celle-ci ne cadrerait que l'eau et les rochers.

Cependant, grâce à l’ultra grand-angle de 12 mm, j’ai pu inclure une grande partie du ciel, allant même jusqu’à capturer le Triangle d’hiver dans le cadre. La capacité à mettre en valeur à la fois les formes dynamiques des formations rocheuses et le ciel étoilé est un atout unique des objectifs ultra grand-angle. Pour que les étoiles ressortent davantage et soient plus impressionnantes, j'ai utilisé un filtre adoucissant.

Équilibre entre le paysage et les éléments célestes

Une étoile filante des Géminides traversant le ciel au-dessus du mont Fuji et des hauteurs d’Asagiri, sous un ciel nocturne parsemé d’étoiles, photographiée avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Cette prise de vue ultra grand-angle à 12 mm immortalise le mont Fuji et le plateau d'Asagiri sous la pluie d'étoiles filantes des Géminides, avec notamment une étoile filante jaillissant du point radiant de la pluie. | Distance focale : 12 mm. Exposition : f/2,8, 15 s, ISO 2 000

J'ai pris cette photo lors de la nuit de pic des Géminides pluie d'étoiles filantes depuis un point de vue surplombant le mont Fuji et la région des hauts plateaux d’Asagiri. Comme on ne sait jamais quand ni où un météore va apparaître, un objectif ultra grand-angle capable de capturer le champ de vision le plus large possible constitue un énorme avantage. La distance focale de 12 mm permet de capturer une partie considérable du ciel étoilé en un seul cadre, ce qui augmente considérablement vos chances de photographier une étoile filante. Sur cette photo, j’ai pu inclure la vue nocturne du mont Fuji et des hauts plateaux d’Asagiri tout en cadrant avec succès une étoile filante jaillissant du point radiant des Géminides.

Photographier les étoiles et les aurores boréales de l'hémisphère sud — Profiter de la liberté de composition offerte par la plage de zoom de 12 mm à 20 mm

Fin janvier 2026, alors que je participais à une expédition sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, une tempête géomagnétique de classe G, déclenchée par l’activité solaire, a atteint la Terre. J’ai eu la chance de pouvoir immortaliser une magnifique aurore qui s’étendait sur tout le ciel nocturne. Les tempêtes géomagnétiques se produisent lorsque de grandes quantités de plasma libérées par le Soleil entrent en collision avec la magnétosphère terrestre. Lorsque cette activité est intense, des aurores peuvent apparaître à des latitudes plus basses que d’habitude. Récemment, l’activité solaire a été très intense, faisant même la une des journaux au Japon où des “ aurores à basse latitude ” ont été observées.

L'aurore boréale que j'ai vue en Nouvelle-Zélande était gigantesque, elle couvrait tout le ciel. C'était inoubliable : elle changeait constamment de forme et pulsait à un rythme régulier, comme un battement de cœur. Comme les aurores boréales évoluent de seconde en seconde, disposer d'un angle de vue aussi large que possible constitue un énorme avantage pour en saisir toute l'ampleur. La distance focale de 12 mm est vraiment parfaite pour photographie d'aurores boréales. De plus, tout en offrant une ouverture lumineuse de F2,8, cet objectif est léger, pesant environ 20,2 oz. (570 g). Sa portabilité constitue un atout majeur pour les expéditions internationales, car elle vous permet de le transporter facilement, même lors de longs trajets.

 Photographier la Voie lactée et les aurores boréales à Waipapa Point

L'aurore boréale et la Voie lactée au-dessus du phare de Waipapa Point, en Nouvelle-Zélande, photographiées avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Une aurore boréale éclatante, la Voie lactée et le Grand Nuage de Magellan illuminent le ciel nocturne austral au-dessus du phare de Waipapa Point, en Nouvelle-Zélande. | Distance focale : 12 mm. Exposition : f/2,8, 13 s, ISO 4 000 (filtre adoucissant utilisé)

À Waipapa Point, à la pointe sud de l'Île du Sud de la Nouvelle-Zélande, j'ai photographié le ciel nocturne austral avec un magnifique phare blanc au premier plan. Mon objectif principal pour cette expédition était de photographier ce phare sous les étoiles, mais j’ai eu la chance d’assister à une tempête géomagnétique de classe G, ce qui m’a également permis de photographier une aurore boréale spectaculaire.

Bien que les objectifs fisheye diagonaux ou circulaires soient souvent utilisés pour photographier les aurores boréales, je préfère un objectif ultra grand angle lorsque je photographie un symbole emblématique comme ce phare, car il présente beaucoup moins de distorsion. Cette photo — qui allie la densité Voie lactée propre à l'hémisphère sud, le Grand Nuage de Magellan et les aurores boréales — constituent un moment véritablement inoubliable de ma carrière de photographe.

Utilisation d'un objectif de 20 mm pour la photographie des aurores boréales et des constellations

Aurora et Orion au-dessus du phare de Waipapa Point, en Nouvelle-Zélande, photographiés à 20 mm avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
À 20 mm, cette composition plus serrée met en valeur la constellation d’Orion aux côtés de l’aurore boréale au-dessus du phare de Waipapa Point, illustrant ainsi la polyvalence de la plage focale 12-20 mm pour les sujets célestes. | Distance focale : 20 mm Exposition : f/2,8, 8 s, ISO 4 000 (filtre adoucissant utilisé)

En prenant ce même phare comme sujet, j'ai réalisé une autre prise de vue, cette fois-ci avec une distance focale de 20 mm. Alors que l'on utilise généralement des objectifs ultra-grand-angle pour capturer le plus possible de l'aurore boréale, un angle légèrement plus serré — autour de 20 mm — facilite grandement la composition des clichés lorsque l'on souhaite se concentrer sur une constellation spécifique.

Sur cette photo, j'ai immortalisé l'aurore boréale aux côtés d'Orion, qui apparaît “ à l'envers ” dans l'hémisphère sud. Le zoom ultra grand-angle de 12-20 mm est incroyablement polyvalent ; il permet de passer de la capture de l'immensité d'une aurore à 12 mm à la mise en avant d'objets célestes à 20 mm, le tout avec un seul objectif.

Photographier une aurore avant l'aube

Une aurore violette et verte s'étendant dans le ciel au-dessus de l'océan avant l'aube en Nouvelle-Zélande, photographiée avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Une aurore colorée continue de briller au-dessus de l'océan alors que le ciel à l'est commence à s'éclaircir avant l'aube, lors de l'expédition d'astrophotographie de Kitayama en Nouvelle-Zélande. | Distance focale : 12 mm. Exposition : f/2,8, 8 s, ISO 1 600 (filtre adoucissant utilisé)

Voici l’aurore qui s’étendait dans le ciel juste avant l’aube ce même jour. Alors que le ciel à l’est commençait à s’éclaircir légèrement, les étoiles s’estompaient peu à peu, mais l’aurore poursuivait sa danse active et énergique. Le spectacle de l’aube qui se profilait au-dessus de l’océan, se superposant à l’aurore palpitante et ondulante, était vraiment inoubliable. Écouter le bruit des vagues qui se brisent tout en contemplant ce ciel a été l’un des moments les plus mémorables de mon expédition — un moment privilégié que j’aurais souhaité voir durer éternellement.

Astro FC-L et le bouton « Focus Set » : un outil précieux pour la photographie de nuit

Des satellites Starlink traversent le ciel nocturne austral au-dessus des paysages néo-zélandais, photographiés avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Une file de satellites Starlink traverse le ciel austral au crépuscule, photographiée à l'aide de l'Astro FC-L pour une mise au point rapide à l'infini. | Distance focale : 12 mm. Exposition : f/2,8, 8 s, ISO 10 000 (filtre adoucissant utilisé)

Alors que je photographiais le ciel du sud en Nouvelle-Zélande, juste avant la fin du crépuscule, une file de satellites Starlink a soudainement surgi dans mon champ de vision. En photographie de paysages étoilés, ces occasions inattendues de prendre une photo peuvent se présenter à tout moment. Si vous passez trop de temps à faire la mise au point sur les étoiles, vous risquez de rater la photo décisive.

L'objectif 12-20 mm F2,8 est équipé d'un bouton de réglage de la mise au point. En utilisant le Utilitaire pour objectif TamronTM pour attribuer le Astro Focus Lock (Astro FC-L) Grâce à cette fonction, je peux instantanément régler la mise au point sur l'infini d'une simple pression. En m'épargnant ainsi la corvée du réglage manuel de la mise au point, j'ai pu me concentrer entièrement sur ma composition et réussir à immortaliser cet instant fugace.

Composer des paysages nocturnes de l'hémisphère sud avec le zoom 12-20 mm

Sirius, Canopus et le Grand Nuage de Magellan au-dessus d'un paysage néo-zélandais en silhouette, photographié avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Sirius, Canopus et le Grand Nuage de Magellan composent un paysage nocturne caractéristique de l'hémisphère sud, mettant en valeur des configurations célestes qui ne sont pas visibles de la même manière depuis le Japon. | Distance focale : 20 mm. Exposition : f/2,8, 15 s, ISO 6 400 (filtre adoucissant utilisé)

À droite de l'image se trouve Sirius, avec Canopus près du centre et le Grand Nuage de Magellan à gauche. L'un des plus grands plaisirs de la photographie de paysages étoilés à l'étranger est de découvrir des configurations célestes que l'on ne peut pas observer au Japon.

Canopus, qui apparaît très bas sur l’horizon sud au Japon, s’élève haut dans le ciel dans l’hémisphère sud. Sur cette photo, j’ai pu capturer une composition unique qui donne l’impression que le Grand Chien traverse le ciel nocturne, entraînant Canopus et le Grand Nuage de Magellan dans son sillage. Passer du temps à explorer le cadrage et à ajuster l’angle de vue à l’aide d’un zoom est l’un des véritables plaisirs de la photographie de paysages nocturnes.

Résolution de l'objectif 12-20 mm F2,8 — Des performances d'imagerie fiables pour l'astrophotographie

Comparaison d'astrophotographies présentant des images plein format et des recadrages dans les coins à f/2,8, f/4 et f/5,6 avec le Tamron 12-20 mm f/2,8.
Des images plein format et des recadrages agrandis des angles permettent de comparer le vignetage, la netteté des étoiles et le comportement en matière de coma sagittale du Tamron 12-20 mm F2,8 à F2,8, F4 et F5,6.

Netteté dans les angles, vignettage et coma sagittale à F2,8

Laissons de côté les aspects créatifs un instant pour aborder la résolution et les performances optiques du 12-20 mm F2,8. En astrophotographie, on photographie souvent à l’ouverture maximale ; le niveau de vignettage dans les angles est donc toujours un sujet de préoccupation. De plus, il faut vérifier si les étoiles sont rendues sous forme de points lumineux nets et comment l'objectif gère la coma sagittale.1.

Un autre facteur déterminant réside dans la manière dont l'objectif gère les images fantômes et les reflets lors de la prise de vue de sources lumineuses intenses. Ces dernières années, avec la généralisation des lampadaires à LED, il est fréquent que photographie du ciel nocturne être affecté par des sources lumineuses puissantes. Avec les objectifs ultra grand-angle en particulier, la lumière entrant sous un certain angle peut souvent provoquer des images fantômes. Examinons le rendu réel à l'aide d'exemples d'images prises dans ces conditions.

Les images ci-dessus comparent des clichés pris à F2,8, F4 et F5,6. La rangée du haut présente les images en plein format, tandis que celle du bas montre des agrandissements des zones marquées en rouge. À F2,8, on observe un léger vignettage, mais celui-ci s'atténue jusqu'à devenir à peine perceptible en fermant l'ouverture d'un seul cran, à F4. De plus, lorsqu'on observe les étoiles dans les coins, les reflets en forme de virgule sagittale sont bien atténués, même à pleine ouverture. À mesure que l’on réduit l’ouverture, les étoiles deviennent des points lumineux encore plus nets et plus précis. J’ai eu le sentiment que cet objectif offre des performances stables et fiables, sur lesquelles on peut compter pour une astrophotographie de haut niveau.

1 Flare sagittal : type de flare dans lequel les sources lumineuses ponctuelles — telles que les étoiles situées près des bords de l'image — semblent s'étirer comme des comètes dont les queues s'étendent radialement (dans la direction sagittale) à partir du centre, ou forment des silhouettes ressemblant à des oiseaux aux ailes déployées autour de la source lumineuse.

Phénomènes de « ghosting » et de reflets avec des lampes LED puissantes

Un lampadaire LED très lumineux dans un paysage nocturne étoilé, utilisé pour évaluer les images fantômes et les reflets avec l'objectif Tamron 12-20 mm F2,8.
Un lampadaire à LED très lumineux a été délibérément placé dans le cadre afin de tester les effets de « ghosting » et de « halation » ; on observe uniquement de légers halos concentriques qui n'ont qu'un impact minime sur le ciel étoilé. | Distance focale : 12 mm | Exposition : f/2,8, 4 s, ISO 1 600

Avec les objectifs ultra grand-angle, les images fantômes et les halos provoqués par des sources lumineuses intenses présentes dans le cadre constituent également des problèmes majeurs. Lors de ce test, j’ai délibérément placé un lampadaire LED très lumineux dans le cadre afin d’observer l’ampleur des images fantômes et des halos. Le résultat a révélé la présence d’images fantômes concentriques très légères, s’étendant en diagonale à partir de la source lumineuse, mais leur impact était minime et n’altérait pas de manière significative la représentation du ciel étoilé.

Phénomènes de « ghosting » et de « flare » lorsque la Lune apparaît dans le cadre

Une lune éclatante au-dessus d'un paysage nocturne côtier, utilisée pour évaluer les images fantômes et les reflets avec le Tamron 12-20 mm F2,8.
Une lune éclatante a été placée dans le cadre afin de tester les reflets et les images fantômes ; on observe ainsi un niveau minimal d'images fantômes tout en conservant des détails nets sur le ciel nocturne et le paysage côtier. | Distance focale : 12 mm | Exposition : f/2,8, 4 s, ISO 1 600

Dans la lignée de l'exemple du lampadaire, voici un exemple de photo prise avec le lune comme source lumineuse. Ce jour-là, une lune éclatante (âgée de 18 jours) brillait dans le ciel — une condition difficile, avec une source lumineuse très puissante présente dans le cadre. En observant l’image finale, on constate certes un léger éblouissement autour de la lune, mais très peu de reflets fantômes perceptibles. Le ciel nocturne et le paysage restent nets et intacts. J’ai été impressionné par la stabilité du rendu, même dans des situations où une source lumineuse puissante comme la lune est présente dans le cadre.

Bilan final : le Tamron 12-20 mm F2.8 est-il un bon objectif pour l'astrophotographie ?

Après avoir utilisé le 12-20 mm F2.8 (modèle A084) pour photographier des paysages étoilés au Japon et en Nouvelle-Zélande, j’ai une nouvelle fois pris conscience de l’incroyable richesse expressive que seul un zoom ultra grand-angle peut offrir. Son principal attrait réside dans sa polyvalence : il permet de capturer des scènes dynamiques qui intègrent à la fois le vaste ciel étoilé et le paysage terrestre dans un seul cadre, ou d’utiliser le zoom pour créer une composition plus serrée mettant en avant des constellations ou des sujets spécifiques.

De plus, l'association d'une ouverture lumineuse de f/2,8, d'un boîtier léger et de fonctionnalités pratiques telles que l'Astro FC-L offre une expérience de prise de vue exceptionnellement fluide et intuitive.

Dans l'univers de la photographie de paysages étoilés — où le ciel et la terre ne font qu'un —, j'ai le sentiment que le Tamron 12-20 mm F2.8 est un objectif qui élargit considérablement la liberté créative du photographe.

Critiques connexes et lectures complémentaires

Où acheter les objectifs Tamron

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À propos de Teruyasu Kitayama

Alors qu'il étudiait au département de photographie de la Faculté des arts de l'Université Nihon, un cours utilisant des télescopes astronomiques a éveillé en lui une profonde passion pour l'univers. Après avoir obtenu son diplôme, il s’est installé dans le village de Samegawa, dans la préfecture de Fukushima, au Japon, où il a occupé le poste d’instructeur à l’observatoire astronomique géré par le village, tout en se lançant sérieusement dans la photographie de paysages étoilés et l’astrophotographie.

Actuellement installé à Yamanashi, il parcourt le Japon et le monde entier pour immortaliser des instants magiques, notamment des phénomènes astronomiques tels que les aurores boréales et les éclipses solaires totales. Outre les paysages étoilés, il est également un chroniqueur passionné des lancements de fusées, se rendant fréquemment à Tanegashima et à Wakayama pour documenter l’exploration spatiale japonaise. Site web | Instagram | X

Foire aux questions sur l'utilisation du Tamron 12-20 mm pour l'astrophotographie

L'objectif Tamron 12-20 mm F2,8 est-il adapté à l'astrophotographie ?

Oui. Le Tamron 12-20 mm F2,8 (modèle A084) est particulièrement adapté à l'astrophotographie grâce à sa plage focale ultra grand-angle, à son ouverture constante de F2,8, à sa conception légère et à ses excellentes performances optiques. À 12 mm, les photographes peuvent capturer de vastes ciels nocturnes et des paysages au premier plan, tandis que le zoom jusqu'à 20 mm offre davantage de flexibilité pour mettre en valeur les constellations et autres sujets célestes.

Quelles sont les performances du Tamron 12-20 mm F2.8 pour la photographie d'aurores boréales ?

Cet objectif est particulièrement bien adapté à la photographie d'aurores boréales. Son vaste champ de vision de 12 mm permet de capturer de larges portions d'une aurore tout en laissant de la place pour des sujets au premier plan, tels que des montagnes, des côtes ou des bâtiments. L'ouverture lumineuse de F2,8 contribue également à capter davantage de lumière dans les conditions de faible luminosité qui caractérisent souvent la photographie d'aurores boréales.

Quelles sont les performances du Tamron 12-20 mm F2,8 pour la photographie de la Voie lactée ?

Cet objectif offre une excellente polyvalence pour la photographie de la Voie lactée. À 12 mm, les photographes peuvent créer de vastes compositions astro-paysagères intégrant à la fois la Voie lactée et l'environnement environnant. En zoomant jusqu'à 20 mm, la Voie lactée ou certaines constellations peuvent occuper une place plus importante dans le cadrage.

Le Tamron 12-20 mm F2,8 permet-il de limiter les reflets de coma sagittal ?

D'après les essais sur le terrain réalisés par Teruyasu Kitayama, cet objectif maîtrise bien les reflets de coma sagittal, même lorsqu'il est utilisé à son ouverture maximale de F2,8. Les étoiles situées près des bords du cadre restent bien définies, ce qui fait de cet objectif un choix de premier ordre pour l'astrophotographie, où le rendu des sources lumineuses ponctuelles est primordial.

Quelle est la netteté des étoiles dans les angles avec le Tamron 12-20 mm F2,8 ?

Cet objectif offre d’excellentes performances dans les angles pour un zoom ultra grand-angle. Lors des tests réalisés par Kitayama, les étoiles sont restées bien définies sur l’ensemble du cadre à F2,8, et la netteté s’est encore améliorée à mesure que l’ouverture était réduite.

Qu'est-ce que l'Astro FC-L et en quoi facilite-t-il l'astrophotographie ?

Astro Focus Lock (Astro FC-L) est une fonction disponible via TAMRON Lens Utility™ qui peut être attribuée au bouton « Focus Set ». Elle permet aux photographes de régler instantanément la mise au point sur l'infini d'une simple pression, ce qui leur permet de réagir rapidement aux conditions changeantes du ciel nocturne et aux événements célestes éphémères sans perdre de temps à refaire la mise au point manuellement.

Une focale de 12 mm est-elle utile pour photographier les pluies d'étoiles filantes ?

Oui. Une distance focale de 12 mm permet de capturer une très grande partie du ciel nocturne, ce qui augmente les chances de photographier une activité météorique imprévisible. Le large champ de vision permet également aux photographes d'intégrer des sujets au premier plan, tels que des montagnes, des côtes ou des paysages, dans leurs compositions de pluies d'étoiles filantes.

Pourquoi utiliser une focale de 12 mm plutôt que de 20 mm pour l'astrophotographie ?

Ces deux focales offrent des possibilités créatives différentes. À 12 mm, les photographes peuvent mettre en valeur l’immensité du ciel nocturne tout en intégrant davantage le paysage environnant. À 20 mm, les sujets célestes tels que les constellations, la Voie lactée ou les aurores boréales peuvent occuper une plus grande partie de la composition. La plage de zoom de 12 à 20 mm permet aux photographes de passer d’une perspective à l’autre sans changer d’objectif.

Le Tamron 12-20 mm F2,8 est-il suffisamment léger pour l'astrophotographie en voyage ?

Oui. Avec un poids d'environ 20,2 oz (570 g), le Tamron 12-20 mm F2,8 est pratique pour les voyages photographiques à l'étranger, les longs trajets en voiture et toutes les situations où les photographes ont besoin d'un équipement d'astrophotographie compact et facile à transporter.

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